J'observe sans rien dire ce qu'il y a devant ,ne trouvant pas l'inspiration pour un quelconque intérêt à ce qu'il se passe autour de moi. C'est juste histoire d'avoir les yeux fixés quelque part. Pour donner le change,en quelque sorte. Parce que ma tête et tout ce qui me sert à réfléchir est ailleurs,bien entendu. Comme souvent en ce moment. Pourquoi ? Je n'aime pas ce mot. Ce besoin qu'ont les gens de se justifier,c'est insupportable.
Et si je rends des comptes,c'est bien parce que j'en suis obligée.
[C'est plus fort que moi,je ne peux m'empêcher de placer dans toutes mes phrases un "moi",un "je",tous ces petits mots qui définissent l'être que nous sommes,mais je trouve ça exagérement égocentrique.
C'est Stendhal qui a lancé cette idée d'égotisme. Oui,une référence littéraire dans le tas de conneries que je rédigen,c'est surprenant,et pourtant. J'ai eu la Révélation l'an dernier dans un devoir de français,Dieu seul sait que j'n'aime pas le français théorique,mais là,une seule idée m'a plut dans ce foutu texte,c'est celle-là.]En fait,ces temps-ci,je me désespère moi-même. Je fais une fixation sur une illusion. J'ai beau me divertir, ça revient,encore et toujours,que je déprime ou que je fasse une overdosede bonheur ( ce qui est déjà plus rare).
La vie,c'est le lycée,les potes,la famille,les soucis et les joies,tout ce qui forme le quotidien. Il suffit qu'une chose dérange votre quotidien,et c'est foutu,même pas essayer de revenir en arrière.
Une belle chose,une chose magnifique. Et qui vous déçoit tant !
Pas même foutu d'avoir un Caractère,une Personnalité,non,toute dimension énigmatique envolée.Toutes vos illusions brisées,écroulées comme un chateau de carte. Lamentable. Pitoyable. Pathétique !
Alors on se raccroche comme on peut à ce qui reste,en essayant de fuir ce qui vous tiraille,
Parce qu'à force d'essayer de se convaincre qu'on peut oublier,de se vanter à ceux à qui vous faites le plus confiance que c'est terminé et que vous en êtes fière,après tout,c'était pas si dur,ça n'a même pas compté.
Autant de mensonges à soi-même,et cette situation est vraiment laborieuse.
Mais comparé à d'autres choses plus importantes,c'est pas grave,regarde les Petits Africains en Namibie qui n'ont pas assez à manger,et toi qui te torture pour quelqu'un qui n'en vaut pas la peine. Ou qui vaut mieux.
C'est pathétique,j'affectionne beaucoup ce mot car il me correspond si bien.
Samedi,x mois,x jour,23h59.
Je contemple cette chemise étendue sur mon lit,et ce jean,ces chaussures à talons sur lesquelles je vacillerai, ce maquillage outrancier,ces idées noires,et cette profonde indifférence. Je me fous de tout,je me fous de ce que peuvent penser mes proches et mes moins proches,mes croyances bafouées,mes réalités décimées, mes souhaits oubliés,mes revendications enterrées,ma joie de vivre transformée,mon style qui n'a plus de sens,mon apparence négligée,mes yeux explosés.
Je m'assois,sans rien penser à d'autre que ce qui me préoccupe,et puis je décide de tirer un trait.
Je veux de la simplicité. Je ne veux plus d'excentricité,Je ne veux plus déprimer,Je ne veux plus me suicider, Je ne veux plus aimer,Je ne veux plus détester,Je ne veux plus analyser,Je ne veux plus jouer un rôle.
Je ne veux plus des test de physiques de deux pages qui me donnent simplement envie d'aller me jeter de mon balcon dès que je rentre chez moi,je ne veux plus m'attacher aux gens qui n'en n'ont rien à faire,je ne veux plus avoir une partie de mon coeur à Toulon,je voudrais tellement être superficielle et idiote pour arrêter de me poser toutes ces putains de questions,je veux être une imbécile-heureuse et non une pseudo "intelligente"-torturée,je ne veux plus tenir à rien,être débarassée de tout matériel,je veux aller en Suède me recueillir sur la tombe du guitariste de Métallica avec Kév.
Liste infîme de tout ce que j'veux être et tout ce que j'n'veux pas être,faire et pas faire.